Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Rolando Villazón

lundi 22 mai 2017


Classiquenews.com - Articles

10 avril

Compte rendu, opéra. Paris. TCE, le 6 mars 2017. Monteverdi : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie. Villazon, Kozena, Haïm / Clément

Classiquenews.com - Articles Compte rendu, opéra. Paris. TCE, le 6 mars 2017. Monteverdi : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie. Villazon, Kozena, Haïm / Clément. Pour célébrer l’année Monteverdi, c’est à Paris qu’Emmanuelle Haïm retrouve le compositeur Crémonais et mène l’histoire d’Ulysse et ses retrouvailles avec Ithaque. Un parcours initiatique qui renouvelle l’approche scénique et musicale d’un chef d’oeuvre de l’art baroque. Monteverdi, le plus illustre des maîtres italiens du XVIIème siècle a vu le jour au cœur des collines boisées de Crémone en 1567. On aime à raconter que les bois de cette belle contrée ont donné leur matière pour faire les Stradivarii, les Guarnieri, – voix premières de l’opéra et des madrigaux. Revenir à Monteverdi n’est jamais une Odysée et ce n’est jamais un parcours éreintant. Pour certains, le Ritorno d’Ulisse in Patria est l’opéra le plus complexe à délivrer scéniquement du maître Cremonais. À 450 ans de sa naissance, on peut trouver cet argument facile et quelque peu fallacieux. Il suffit de voir les mises en scène extraordinaires qui ont traversé notre siècle adolescent. De la mémorable production de Christie à Aix avec Adrian Noble où la mythique Ithaque était un rêve méditerranéen, … à l’univers décadent et fascinant de Christophe Rauck en 2012 (ARCAL/Les Paladins), Ulysse est devenu la figure très contemporaine du réfugié intégrant sa place dans une société en proie aux conflits sociaux. Bleu de ciel/bleu d’abysses En 2017, Le Théâtre des Champs-Elysées nous offre une vision postmoderne puissante avec Mariame Clément, et Emmanuelle Haïm en fosse. Que dire après la crucifixion médiatique de cette superbe production? Nous ne pouvons que nous insurger! La liberté de blâmer s’arrête quand elle devient injuste et ouvertement subjective. Ce Ritorno d’Ulisse est un coffret magnifique et la narration de Mariame Clément porte la marque à la fois d’un véritable souci du livret mais aussi une fantaisie non démunie d’aplomb. Mariame Clément offre à ce Ritorno les questionnements humains de notre époque aux sursauts egotiques. En effet les personnages sont autant d’îlots mais secoués de telles forces telluriques qu’ils forment La Belle géographie des emois, la cartographie des affects et des passions. Nous remarquons aussi le mélange des genres qui, tout En modernisant l’intrigue (notamment dans les épisodes olympiens), la replace dans le “merveilleux” baroque. Répondant avec panache dans la fosse, Emmanuelle Haïm démontre encore une fois que Monteverdi lui sied magnifiquement bien! C’est un beau retour de son Concert d’Astrée aux couleurs opératiques du maître Crémonais, après un Orfeo fondateur de légende en 2000, ce Ritorno d’Ulisse in Patria est loin de laisser indifférent. Les lignes sont nettes et les ritournelles riches en polychromie. Nous attendons avec impatience qu’Emmanuelle Haïm nous rende ainsi toutes les couleurs d’un XVIIème siècle qui demeure encore « terra incognita ». Tel son rôle, Rolando Villazon a été confronté à la houle des critiques autant injustes que subjectives, campe un Ulisse fringant. Sa diction n’est jamais emportée par le style et l’émotion dramatique qu’il injecte au personnage, lui offre toute la bravoure et l’humanité qu’il faut à son incarnation. M. Villazon réussit là où beaucoup de chanteurs baroqueux échouent : le naturel. Il nous offre un Ulisse débarrassé enfin de toutes les affèteries baroqueuses, et son interprétation se révèle sincère et puissante. En revanche, la Pénélope de Magdalena Kozena est quasiment une déception à peu de choses près. Si vocalement le rôle est parfaitement interprété par Mme Kozena, c’est une certaine raideur bien regrettable qui lui ôte tous les affects du personnage. Pourtant royale et impérieuse, Magdalena Kozena semble avoir du mal à se glisser dans le théâtre subtil de Mariame Clément. En effet les passions et les dilemmes auxquels est soumise Pénélope, semblent complexes à l’expression théâtrale de Mme Kozena. Le regret est d’autant plus grand que sa voix est source de tous les plaisirs sis dans la géographie ravissante de l’écriture Montéverdienne. Dans la myriade des personnages qui ponctuent le livret, constatons une distribution assez équilibrée et riche en surprises. Certains chanteurs allemands, nous étonnent par leur présence dans le cast, mais « naturels » semble-t-il, par la magie de la coproduction avec Le Theatre de Nürnberg. Nous remarquons avec enthousiasme le très touchant et fabuleux Telemaco de Mathias Vidal, l’Eumete de Kresimir Spicer aux couleurs chatoyantes, le Eurimaco de Emiliano Gonzalez, toujours généreux et subtil, l’espiègle Melanto d’Isabelle Druet et l’incroyable Minerva d’Anne-Catherine Gillet. Callum Thorpe en Tempo et Antinoo se révèle être un interprète vocalement parfait. Maarten Engeltjes offre une belle palette vocale avec une profonde émotion dans l’Humana Fragilità et Pisandro, il est l’interprète idéal pour ces deux rôles. L’Iro de Jörg Schneider est désopilant en caricature grotesque et Katherine Watson est idéale en Junon. Avec quelques bémols qui n’entame pas en somme une très belle production, notre voyage, serti des marbres du Théâtre des Champs-Elysées, se parachève dans la mer de jais et des étoiles fugaces de la Nuit Parisienne; un autre théâtre, et d’autres drames qui nous feront fredonner encore et encore : “Fragil cosa son io…” ___________ Compte rendu, opéra. Paris. TCE, le 6 mars 2017. Monteverdi : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie. Villazon, Kozena, Haïm / Clément. Rolando Villazón UlisseMagdalena Kožená PenelopeKatherine Watson GiunoneKresimir Spicer EumeteAnne-Catherine Gillet Amore / MinervaIsabelle Druet La Fortuna / MelantoMaarten Engeltjes L’Humana Fragilità / PisandroCallum Thorpe Il Tempo / AntinooLothar Odinius Giove / AnfinomoJean Teitgen NettunoMathias Vidal TelemacoEmiliano Gonzalez Toro EurimacoJörg Schneider IroElodie Méchain Ericlea Mise en scène – Mariame Clément LE CONCERT D’ASTREE dir. Emmanuelle Haïm

Classiquenews.com - Articles

9 mars

Compte rendu, opéra. Paris. TCE, le 28 février 2017. Monteverdi : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie. Villazon, Kozena, Haïm / Clément.

Compte rendu, opéra. Paris. TCE, le 28 février 2017. Monteverdi : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie. Villazon, Kozena, Haïm / Clément. Production de choc au Théâtre des Champs Elysées ! Le Retour d’Ulysse dans sa patrie de Claudio Monteverdi, d’après Homère, vient finalement à l’avenue Montaigne. Une rareté déjà en tant qu’oeuvre baroque, la période la moins représentée dans la programmation de l’illustre théâtre, (l’oeuvre date de 1640), mais aussi puisqu’il s’agît d’une version mise en scène, coproduite, et avec une distribution protéïforme orbitant officiellement autour des stars protagonistes Rolando Villazon et Magdalena Kozena. Le Concert d’Astrée est sous la direction d’Emmanuelle Haïm et la mise scène est signée Marianne Clément. Le retour d’Ulysse : une modernité qui dérange Claudio Monteverdi est connu comme le père de l’opéra grâce à sa célèbre « fable en musique », L’Orfeo, créée à Mantoue en 1607 (le père véritable est Jacopo Peri avec son Euridice et son Dafné de 1598 et 1600). De ses « opéras » ayant survécu au passage du temps, il nous reste deux opus tardifs, l’Ulysse en question (1640) et l’apothéose d’une oeuvre clé, Poppea (1642). Si l’Orfeo sollicite un orchestre important, plus par le nombre et la diversité des groupes que par le nombre d’interprètes, évidemment, et ce à cause des conditions spécifiques de sa création, l’Ulysse paraîtrait à ses côtés une pièce intimiste sur le plan instrumental. La différence frappante est en l’occurrence le développement des formes musicales, frôlées, voire absentes dans l’Orfeo du début du XVIIe siècle. L’action ne se déroule plus que sur des récitatifs ; le drame avance aussi grâce aux nombreux ariosi, airs et duos. Une autre question propre à l’œuvre par rapport aux deux autres opéras de Monteverdi est l’aspect tendre, humain, carrément fluide de l’histoire, en dépit de la longueur et du fond mythologique. Pour cette première, le Concert d’Astrée sous la direction d’Emmanuelle Haïm est d’une étonnante réserve, presque sec. Si le continuo est comme d’habitude magistral, il n’est assuré que dans les mains des seuls 9 musiciens ; mais les effets « spéciaux » et comiques sont bien là alors que l’orchestre est particulièrement en retrait par rapport aux chanteurs sur scène. Le livret du Retour d’Ulysse dans sa patrie est écrit par Giacomo Badoaro d’après les livres 13-23 de l’Odysée d’Homère. Beaucoup d’ancre a coulé sur l’authenticité de l’opéra, certains le voyant comme étant en-dessous de l’Orfeo et de Poppea. Il existe également la question du manuscrit et de l’édition critique. Pour cette première parisienne, une version en trois actes avec prologue est présentée, nous ignorons par contre l’édition (il ne s’agît sûrement pas de celle de Harnoncourt de 1971). L’approche des équipes artistiques paraît s’inscrire dans cette volonté apparente de faire un Retour plus ou moins unique. A côté de la réserve instrumentale, le chant est, lui, au sommet de l’expressivité. Si la distribution peut paraître inégale par rapport au mélange des spécialistes du répertoire baroque et des non-spécialistes, un tel mélange nous semble être cependant d’une grande pertinence en 2017. Adieux aux cases étroites du lyrique… Il est vrai qu’on accepte généralement que qui dit baroque dit staccato, ignorant par confort que la période baroque est tout simplement la plus longue au niveau historique, et qu’elle comprend l’étrange expressionnisme visionnaire d’un Gesualdo, le peps d’un Vivaldi, le lyrisme sublime d’un Haendel, la polyvalence savante d’un Zelenka, le cosmopolitisme d’un Telemann, l’architecture imposante d’un Rameau, le théâtre d’un Purcell, la douceur ambigüe d’un Pergolesi, etc., etc. Peut-être nous aimons oublier que l’opéra est un art vivant, et que comme toute chose vivante, quand elle ne se transforme pas avec le temps, elle stagne et périt à la fin. Surtout nous oublions rapidement que toutes ces catégories musicales ont été créées a posteriori, et que les conventions sont autant temporaires qu’arbitraires. A l’occasion, Monteverdi au Théâtre des Champs Elysées en 2017 est un exemple, heureux, de l’ouverture et du potentiel polyvalent souvent négligé de cette forme d’art, à notre avis l’œuvre d’art totale ! Dès le début, nous sommes impressionnés par l’amour / Minerve d’Anne-Catherine Gillet, pétillante à souhait, ainsi que par la Mélantho délicieuse d’Isabelle Druet, comme l’Eurymaque au timbre presque romantique d’Emiliano Gonzales Toro. Remarquons également l’Antinous à l’instrument sombre et séducteur de Callum Thorpe, le Télémaque rayonnant, presque électrique de Mathias Vidal, l’Eumée correcte de Kresimir Spicer, et surtout l’Euryclée réussie de Mary-Ellen Nesi, sollicitée au pied levé suite à la désafection d’Elodie Méchain portée souffrante, sans omettre le fabuleusement drôle Irus de Jörg Schneider, au style et chant irréprochables, tour de force comique de la production, indéniablement. La mezzo-soprano tchèque Magdalena Kozena quand à elle campe une Pénélope de grande beauté et dignité. Des spectateurs limités par leur habitude de la voir chanter Carmen et des rôles du répertoire de la période classique, ont voulu croire qu’elle n’avait absolument rien à faire dans du baroque. Ils oublient peut-être le parcours de la cantatrice dont les débuts sont tout à fait… baroques ! Sont indiscutables son beau legato dans ses monologues, une grande concentration vis à vis des actions se déroulant sur scène. Le cas Rolando Villazon est un autre phénomène qui renvoie à l’attachement têtu à certaines conventions. Avant de parler de sa performance, nous aimerions rappeler à nos lecteurs que la vocation du chant baroque n’a jamais été de se soumettre bêtement à n’importe quel dogme stylistique, le purisme artistique étant, aussi, une création entièrement moderne… Rolando Villazon n’est pas complètement étranger à ce répertoire, il a déjà chanté et enregistré Il combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi avec le même chef et orchestre en 2006. Si son vibrato puissant renvoie immanquablement à ses rôles romantiques qui l’ont fait connaître, nous sommes plutôt frappés par sa voix seine et son travail d’acteur auquel nous reviendrons. L’Ulysse d’Homère est un héros séducteur et tourmenté, si la tradition nous a habitué à des interprétations uniformes, nous voici devant un Ulysse incarné, qui souffre même sous l’effet de sa propre force. En l’occurrence, s’il paraît être la cible de quelques personnes pour qui il est insupportable de le voir chanter Monteverdi -souffrant ainsi de l’étrange fardeau de sa propre célébrité, l’exception française-, et que maints baryténors anonymes auraient souhaité interpréter le rôle à sa place ; le public en termes généraux semble tout à fait sensible à sa proposition musicale et sa performance, habitée, aux parfums de surcroît masculins, avec un vibrato large remplissant le théâtre, et surtout avec le courage de s’approprier un personnage complexe, proposant ainsi des interventions audacieuses sur sa partition, qui vibre davantage grâce à son interprétation unique. L’aspect peut-être le plus remarquable de la production est la mise en scène contemporaine et intemporelle de Mariame Clément et son équipe. Toujours pragmatique, elle situe l’action dans le décor unique d’un palais aux allures néoclassiques quelque peu délabré. D’inspiration ouvertement POP et avec quelques coupures heureuses dans la partition, la proposition de Clément est intelligente, poétique, surtout riche d’humour. Les dieux sont placés presque exclusivement dans le Bar de l’Olympe en fond de scène, où ils trinquent, jouent de façon insouciante. L’incroyable scène finale de l’acte II où Ulysse tue les prétendants de Pénélope à l’arc est un sommet d’humour comme nous en avons rarement vu au Théâtre des Champs Elysées, ni ailleurs dans Monteverdi. Il n’y a pas de véritable excès dans la proposition, malgré le rejet d’un nombre de critiques très bruyants, et il ne s’agît surtout pas d’une transposition totale de l’action à la regietheatre, même si le sang … coule (rires). Au contraire, Marianne Clément relève le défi de rendre actuel et accessible l’opus du Seicento, au public divers, cosmopolite généreux et ouvert d’esprit, celui du XXIe. Très fortement recommandé ! A l’affiche au Théâtre des Champs Elysées les 3, 6, 9 et 13 mars 2017, diffusé par France Musique le 26 mars à 20h également. ____________________ Compte rendu, opéra. Paris. Théâtre des Champs Elysées, le 28 février 2017. Claudio Monteverdi : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie. Rolando Villazon, Magdalena Kozena, Anne-Catherine Gillet, Jörg Schneider… Le Concert d’Astrée, orchestre. Emmanuelle Haïm, direction musicale. Mariame Clément, mise en scène.




Classiquenews.com - Articles

8 mars

Rolando Villazon , grand invité de France Musique

France Musique. Journée Rolando Villazon, dimanche 26 mars 2017, 9h puis 20h. SECONDE CARRIERE… Après un début de carrière intense et éreintant, dédié principalement au grand répertoire lyrique verdien (Manrico du Trouvère, Rodolfo de La Traviata, le Duc de Rigoletto, …) et puccinien (Rodolfo de la Bohème), sans omettre Nemorino de l’Elixir d’amor de Donizetti (un rôle toujours défendu avec ardeur et sincérité), le ténor franco mexicain à l’ascension fulgurante, Rolando Villazon, aura appris récemment les vertus du chant classique (mozartien) et baroque (Monteverdi et Cavalli). Voilà plus de 10 ans, il découvrait avec Emmanuel Haim (2006), au fil de disque et de programme savamment construit, la langue sensuelle et expressive du premier bel canto, celui ciselé par l’inventeur de l’opéra Monteverdi. A lui, les Orfeo et Ulisse, mais aussi Testo du Combattimento : l’art de dire et de nuancer allait être un remède reconstructeur pour une voix fatiguée. En acclimatant sa puissance naturelle au service de la mesure et d’un chant plus nuancé et proche de la parole, le chanteur allait trouver les fondements d’une nouvelle carrière. Exit le vibrato continu, le jeu parfois surexposé voire surexpressif. Une nouvelle intériorité, ample et profonde, chaude et articulée a surgi, quand beaucoup parmi ses confrères (et consoeurs), s’étant brûlé la voix, ne peuvent plus prétendre à une seconde chance. Chaque été depuis 4 ans, le ténor s’implique aux côtés du chef Nézet-Séguin, dans une intégrale réunissant les plus grands opéras de Mozart, en version de concert à Baden, enregistrés live pour Deustche Grammophon : si Cosi était un peu faible, les Noces puis l’Enlèvement (Belmonte) ont nettement affirmé la valeur d’un chant reconstruit, plus stable, sûr, rond sur toute la tessiture… La journée que lui dédie France Musique ce 26 mars 2017, souligne les apports d’un revirement intelligent et bénéfique pour une voix qui s’était perdue à force d’engagements. Le corps a ses raisons que l’esprit tend à ignorer : combien de chanteurs, surtout au début de leur carrière, acceptent les rôles et les enchaînent afin d’affirmer leur place sur un marché de plus en plus concurrentiel. Pourtant les belles voix capables de nuances dramatiques restent rares. Et l’art, si précieux, avance et murit à son propre rythme. Lenteur de l’excellence ; précipitation de notre époque. ROLANDO, NOUVEL ULYSSE ? Point fort de cette journée Rolando Villazon sur France Musique : le soir du 26 mars 2017 à 20h : Ulisse, précisément, Il ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi, dramma in musica créé à Venise au Teatro San Giovanni e Paolo en 1640 ou 1641, soit avant le dernier chef d’oeuvre, L’Incoronazione di Poppea. L’ouvrage est contemporain de La Didone de Cavalli, élève de Monteverdi. Ainsi le début des années 1640 marque l’âge d’or de l’opéra vénitien. Le librettiste Giacomo Badoaro s’intéresse particulièrement à la figure du héros grec parti faire la guerre de Troie, puis éreinté par un voyage de retour périlleux (confronté au chant des sirènes, en proie au doute et à l’angoisse permanente sur sa destinée et sa légitime prétention au bonheur…). Après Monteverdi, dans le Retour, Badoaro poursuit son portrait ulyssien, pour Sacrati dans un nouvel opéra Ulisse errante, précisant le profil d’un voyageur opiniâtre, déterminé, prêt à prendre des risques pour connaître le danger ; Ulysse ne connaît pas la peur… une préfiguration du héros wagnérien (Siegfried), un frère spirituel pour Oreste, dont le courage et la résistance aux épreuves forcent l’admiration. Contre Ulysse se dresse la parti de Neptune, mais Minerve veille au salut et à l’intégrité du héros souhaitant retrouver à Ithaque, son épouse Pénélope et leur fils, Télémaque, que harcèlent les prétendants, soucieux de tourner la page et épousant celle qui depuis le départ du héros à la guerre, est restée la Reine d’Ithaque. Tout le génie de Monteverdi dans son opéra est de concilier la profondeur expressive du personnage central d’Ulysse, mais aussi de satisfaire à la nouvelle mode de l’opéra payant, loisir majeur de la Cité République, où tout un chacun depuis l’inauguration du premier opéra publique, le San Cassiano en 1637, soit 3 années seulement avant l’Ulysse de Monteverdi, achète son billet pour être diverti et ébloui (actions spectaculaires, délire comique, voir ici le goinfre Iro…, machineries et transformations à l’appui…). Il en résulte un nouveau drame lyrique, à plusieurs personnages (jusqu’à une vingtaine), peu de choeurs, des situations théâtrales qui mettent en avant le texte, sur un continuo resserré à quelques instruments… En diffusant la prise de rôle de Rolando Villazon, Ulysse prometteur, France Musique souligne l’évolution notable dans la carrière du ténor au charme international. A noter dans la distribution, le ténor Mathias Vidal, excellent diseur et acteur, dans le rôle de Télémaque, le fils d’Ulysse. _____________________ France Musique, journée Rolando Villazón, dimanche 26 mars à 9h et à 20h. Le ténor franco-mexicain est à l’honneur des ondes radiophoniques, pour 2 rvs sur France Musique. > À 9h : PLATEAU, talk show. Musique émoi / Elsa Boublil : Les Métamorphoses de Rolando Villazón. Rolando Villazon partage deux heures d’antenne hautes en couleur, s’interrogeant pour cette nouvelle rencontre sur le thème de la métamorphose : comment transcender sa propre identité, son image et sa manière d’envisager l’art ? Pour répondre à cette question, Rolando Villazón s’est entouré de nombreux artistes reconnus pour avoir mêlé répertoires et genres… Avec : Emmanuelle Haïm et quelques instrumentistes du Concert d’Astrée; Emiliano Gonzalez Toro (ténor); Julie Fuchs (soprano); Sonia Wieder-Atherton (violoncelle); Simon Ghraichy (piano); Pablo Marquez (guitare); … >> À 20h : OPERA. En clôture de cette journée, place à l’opéra avec la diffusion du Retour d’Ulysse dans sa patrie de Claudio Monteverdi, enregistré le 28 Février 2017 à PARIS, au TCE. Le Concert de 20h : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie de Claudio Monteverdi Opéra enregistré Rolando Villazón : Soliste, Ulysse, Ténor Magdalena Kozena : Soliste, Pénélope, Mezzo-soprano Katherine Watson : Interprète, Junon, Soprano Kresimir Spicer : Interprète, Eumée, Ténor Anne Catherine Gillet : Interprète, L’Amour / Minerve, Soprano Isabelle Druet : Interprète, La Fortune / Mélantho, Mezzo-soprano Maarten Engeltjes : Interprète, La Fragilité humaine / Pisandre, Contre-ténor Callum Thorpe : Interprète, Le Temps / Antinoüs, Baryton-basse (voix) Lothar Odinius : Interprète, Jupiter / Amphinome, Ténor Jean Teitgen : Interprète, Neptune, Baryton (voix) Mathias Vidal : Interprète, Télémaque, Ténor Emiliano Gonzales Toro : Interprète, Eurymaque, Ténor Jörg Schneider : Interprète, Irus, Ténor Elodie Mechain : Interprète, Euryclée, Alto (voix) Le Concert d’Astrée : Choeur Emmanuelle Haïm : Chef d’orchestre

Classiquenews.com - Articles

20 février

MONTEVERDI 2017. Nouvel Ulysse à PARIS, TCE

PARIS, TCE. Monteverdi : Ulisse, 28 février-13 mars 2017. Chanteur vedette de la production parisienne, le ténor franco mexicain Rolando Villazon, interprète du rôle-titre : Ulisse / Ulysse, héros accablé mais digne et courageux-, mène une manière de thérapie vocale depuis plusieurs années… Plus de rôles trop lourds pour lui, mais un choix de répertoire qui reconstruit et préserve une voix demeurée entière ; soit Mozart à Baden-Baden où il poursuit l’enregistrement sur le vif des grands opéras de Mozart (Titus dans La Clémence de Titus, les 6 et 9 juillet 2017); et avec Emmanuelle Haïm, une aventure initiée depuis 2006, qui le mène aujourd’hui sur les rives monteverdiens, à Paris, à partir du 28 février. Avec la chef d’orchestre, le ténor modifiant couleurs, maîtrisant autrement son vibrato (avant assez envahissant), renouvelle sa technique et son style. Il a chanté la partie du narrateur (Testo) dans Le combat de Tancrède et Clorinde (en 2006). Il a découvert les délices du chant montéverdien où la langue et son articulation sensuelle priment avant tout. Où le chant et l’orchestre, la musique et le théâtre fusionnent totalement, dans un spectacle poétique qui mêle alors les genres : tragique, pathétique, comique, amoureux… L’opéra à Venise en 1640 Le retour d’Ulysse dans sa patrie Il Ritorno d’Ulisse in patria Le théâtre parisien affiche le premier grand drame lyrique de Monteverdi en 1640, alors à Venise où dans les années 1640, le Crémonais, inventeur de l’opéra baroque (Orfeo créé à Mantoue en 1697), reprécise les éléments de son théâtre musical. Le compositeur cisèle une langue chantée très proche du parlé (recitar cantando), où le verbe colore les situations et conduit l’inéluctable drame : l’attente solitaire mais loyale de sa fidèle épouse Pénélope ; l’arrogance des jeunes prétendants qui se disputent la main de la reine en titre et qu’ils croient veuve à remarier, car tout le monde pense Ulysse, mort à la suite de son retour de Troie. Fidèle à la mythologie, Monteverdi met en avant le destin vengeur du héros : Ulysse de retour su l’île d’Ithaque peu compter sur l’aide de Minerve, surtout de son fils Télémaque pour tuer un à un, en se servant de son arc qu’il est le seul à pouvoir bander, chaque prétendant indigne autant qu’insolent… Toute situation, chaque épisode n’est développée que s’ils dévoilent la psyché de chaque protagoniste, mettant à nu chaque caractère. Grâce à Monteverdi, l’opéra se pare d’une vérité dramatique et d’un réalisme à la fois linguistique et esthétique qui restent uniques à son époque. Depuis 1637, avec l’inauguration du Teatro San Cassiano, l’opéra public payant est né et permet à chacun, quelle que soit son origine et son statut dans la cité, d’assister à une représentation, pourvu qu’il s’acquitte d’un billet. Le goût va changer : 3 ans après la création de l’opéra payant (qui n’est donc plus exclusivement un passe-temps aristocratique et royal comme s’était le cas avec Orfeo en 1607), Monteverdi s’ouvre déjà en 1640 aux attentes des spectateurs : effets de machineries et transformations à l’appui. Les Choeurs si présents (et d’essence madrigalesque et pastorale dans Orfeo) ont perdu leur fonction motrice. Le compositeur enrichit l’intrigue d’une seconde intrigue, plus légère et comique (l’ogre Iro) ou amoureuse (le couple des amants Mélanthe et Eurymaque)…, le monde des dieux et celui des hommes, éprouvés selon le caprice divin, cohabitent ; Minerve, déesse protectrice pour Ulysse, assure le lien entre les deux scènes. La diversité des personnages, le raffinement dramatique et psychologique des recitatifs, modèles absolus du genre (prière tragique de Pénélope dans l’attente de son époux absent), la profondeur des situations exigent pour réussir l’opéra, une distribution soignée qui assure la caractérisation de chaque individualité. A ce jour, seuls les chefs, Garrido et Christie ont réussi à relever tous les défis d’une oeuvre passionnante, curieusement absente ou rare des scènes d’opéras. Or avec Ulysse, davantage que dans Le Couronnement de Poppée de 1642, Monteverdi précise avec génie sa propre conception de l’opéra vénitien. Arguments prometteurs de la production parisienne présentée au TCE, l’Ulysse de Rolando Villazón, la Pénélope de Magdalena Kožená, et le Télémaque de Mathias Vidal… Spectacle d’autant plus opportun en 2017 qui marque les 450 ans de la naissance de Claudio Monteverdi (voir notre dossier spécial MONTEVERDI 2017 ). Diffusion sur France Musique, dimanche 26 mars 2017, 20h. Le Retour d’Ulysse patrie de Monteverdi PARIS, Théâtre des Champs Elysées, TCE 5 représentations Les 28 février, 3, 6, 9 et 13 mars 2017 Emmanuelle Haïm, direction Mariame Clément, mise en scène Rolando Villazón, Ulysse Magdalena Kožená, Pénélope Katherine Watson, Junon Kresimir Spicer Eumée Anne-Catherine Gillet, L’Amour / Minerve Isabelle Druet, La Fortune / Mélantho Maarten Engeltjes, La Fragilité humaine / Pisandre Callum Thorpe, Le Temps / Antinoüs Lothar Odinius, Jupiter / Amphinome Jean Teitgen, Neptune Mathias Vidal, Télémaque Emiliano Gonzalez Toro, Eurymaque Jörg Schneider, Irus Elodie Méchain, Euryclée Le Concert d’Astrée RESERVATIONS et INFOS sur le site du TCE, Théâtre des Champs Elysées, page dédiée au Retour d’Ulysse dans sa patrie, 1640, de Claudio Monteverdi



Classiquenews.com - Articles

11 février

OPERA MAGAZINE N°125 – février 2017 : Rolando Villazon : plus à l’aise en Ulisse ou en Orfeo »

OPERA MAGAZINE N°125 – février 2017 : Rolando Villazon : plus à l’aise en Ulisse ou en Orfeo »… SOMMAIRE du magazine mensuel dédié à l’actualité de l’art lyrique international… GRAND ENTRETIEN et en couverture: À partir du 28 février, le ténor franco-mexicain Rolando Villazon, qui chaque été à Baden Baden pursuit l’enregistrement des grands opéras de Mozart (en 2017, La Clémence de titus avec la Vitellia très attendue de Sonya Yoncheva) est le héros d’une nouvelle production d’Il ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi, d’abord au Théâtre des Champs-Élysées, pour cinq représentations, puis à l’Opéra de Dijon, les 31 mars et 2 avril. Une étape de plus dans la conquête du répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles pour un artiste désormais entré dans une nouvelle période de sa carrière, après une première phase entièrement dédiée aux grands emplois de Verdi, Puccini, Massenet et Gounod. RENCONTRES Bernard Foccroule… Le directeur du plus international des festivals d’opéra français, qui quittera ses fonctions à la fin de l’édition 2018, pour laisser la place à Pierre Audi, annonce, pour juillet, Don Giovanni, Carmen, The Rake’s Progress, Erismena de Cavalli et la création de Pinocchio de Boermans, avec dans le rôle-titre la jeune mezzo Chloé Briot, déjà remarquée dans le rôle principal de Nemo enfant dans Little Nemo de David Chaillou, d’après Windsor McCay, donné en première mondiale le 14 janvier 2017 à Nantes (Théâtre Graslin, repris en mars à Angers). VOIR notre reportage vidéo LITTLE NEMO avec Chloé Briot et aussi : Nadine Sierra : Après la nouvelle production d’Eliogabalo, en début de saison, au Palais Garnier, la jeune soprano américaine participe à la reprise de Die Zauberflöte (en Pamina) à la Bastille, jusqu’au 7 février, puis à celle de Rigoletto (en Gilda), du 27 mai au 27 juin. Elena Mendoza : Le 20 février, la compositrice espagnole propose La ciudad de las mentiras (La Cité des mensonges) sur la scène du Teatro Real de Madrid. Une commande du regretté Gerard Mortier, sous-titrée « théâtre musical en quinze scènes », sur des textes de l’écrivain uruguayen Juan Carlos Onetti. COULISSES : L’Opéra de Mascate (Oman) Inauguré le 12 octobre 2011, le somptueux Opéra Royal de Mascate, capitale du sultanat d’Oman, ne cesse d’augmenter le rythme de ses activités et affiche un taux de remplissage approchant les 100 %. Après avoir accueilli des compagnies telles que le Staatsoper de Vienne, l’Opéra de Monte-Carlo ou l’Opéra de Lyon, il s’apprête à recevoir, les 9 et 12 février, l’Opéra de Florence, avec L’Italiana in Algeri, et prépare pour 2019 sa première production entièrement conçue in loco, qui suivra de près l’ouverture d’une nouvelle salle, plus petite, dédiée entre autres au répertoire de chambre. Umberto Fanni, son directeur général, dresse le bilan des six années écoulées et lève le voile sur les projets. REOUVERTURE : L’Opéra-Comique réouvre avec Fantasio puis Alcyone… Le 12 février, l’Opéra-Comique propose la première nouvelle production de sa saison de réouverture : Fantasio d’Offenbach, avec Marianne Crebassa dans le rôle-titre. Le spectacle se joue au Châtelet, juste avant sa propre fermeture, la réintégration de la Salle Favart, entièrement rénovée, n’intervenant que le 26 avril, avec Alcione de Marin Marais. Olivier Mantei, directeur de l’institution, fait le point sur la situation à la veille du premier lever de rideau et dévoile ses projets. HOMMAGE… Léontyne Price souffle ses 90 printemps. Placido Domingo, lui-même, l’écrit dans son autobiographie : la soprano américaine, qui soufflera ses 90 bougies, le 10 février, possédait la plus belle voix de « soprano Verdi » du XXe siècle. Si elle n’a pas été la première cantatrice de couleur à fouler les planches d’un théâtre, elle reste très certainement la première à avoir accédé au statut de « prima donna » des deux côtés de l’Atlantique. Une reconnaissance amplement méritée pour celle qui a eu la chance de léguer au disque ses incarnations les plus marquantes, et qui demeure un modèle pour toutes les aspirantes rêvant d’Aida ou de Leonora d’Il trovatore et La forza del destino. Et aussi … JEUNES TALENTS : Philippe Sly, baryton-basse… Jusqu’au 19 février, le baryton-basse natif d’Ottawa participe, pour ses débuts à l’Opéra National de Paris, à la nouvelle production de Cosi fan tutte, dirigée par Philippe Jordan. L’attend ensuite, en juillet, le rôle-titre de Don Giovanni au Festival d’Aix-en-Provence. ___________ Dans le guide, critiques de cd, dvd, livres d’opéra. Les comptes rendus de spectacles et productions, l’agenda des productions à ne pas manquer… OPERA MAGAZINE n°125 – février 2017 – 7,90 euros. Parution : le 1er février 2017. 100 pages.

Le blog d'Olivier Bellamy

10 février

DIVA, show devant

Tout rêve merveilleux commence par un état des lieux. Sans compte de faits, pas de conte de fées. C’est donc l’histoire de deux brillantes chanteuses au fort tempérament qui se produisaient sur différentes scènes de France et d’ailleurs. Très bien formées (à la Maîtrise de Radio-France) à déchiffrer n’importe quelle partition à l’endroit, à l’envers, et même les yeux fermés, elles découvraient le monde réel avec inquiétude. Un monde de compétition impitoyable où les sentiments humains semblaient en option. Flore Philis trouvait de bonnes productions en Angleterre, quoique chichement rémunérées pour acquitter un loyer exorbitant. Marie Menand vivotait au pays de Molière en se demandant ce qu’elle venait faire dans cette galère. Rêvant de grands airs de prime donne, elles ont été engagées toutes deux sur un Don Giovanni de Mozart… dans les chœurs. Comme des curistes en station thermale qui fantasment sur des farandoles de desserts, elles ont commencé à imaginer un projet original autour de l’opéra, façon mash-up (collage). Un projet pour faire découvrir et aimer l’opéra au grand public, tout en leur permettant à elles d’aborder les rôles dont elles rêvaient : Carmen, Traviata, Tosca. Et pourquoi pas Leporello ou Scarpia ! Un projet de filles, de filles délirantes, plus Pedro Almodovar qu’Ingmar Bergman… Voici leur programme : 3 extraits de musique classique Air de Kleinzach - les Contes d’Hoffmann (Offenbach) chanté par Rolando Villazon Gloria - Litanies à la Vierge Noire (Poulenc) chanté par la Maîtrise de Radio-France (dirigé par Charles Dutoit) Ouverture de Don Giovanni (Mozart) par Lorin Maazel (cf: film Amadeus) - 3 madeleines musicales Carmen par Stromae Makeba par Jaïn Chobizenesse par Jean Yanne

Rolando Villazón

Rolando Villazón (22 février 1972) est un chanteur d'opéra (ténor) franco-mexicain. Propulsé en haut de l'affiche après avoir chanté dans La Traviata de Verdi à Salzbourg avec Anna Netrebko, Rolando Villazón est considéré comme l'un des grands ténors contemporains. Il a obtenu la nationalité française en 2007, et vit en France.



[+] Toute l'actualité (Rolando Villazón)
10 avril
Classiquenews.com...
9 mars
Classiquenews.com...
8 mars
Google Actualité ...
8 mars
Classiquenews.com...
20 févr.
Classiquenews.com...
11 févr.
Classiquenews.com...
10 févr.
Le blog d'Olivier...
1 févr.
En kiosque (via S...
1 nov.
Fomalhaut
9 août
Classiquenews.com...
16 juil.
Resmusica.com
9 juil.
Classiquenews.com...
3 juil.
Classiquenews.com...
24 juin
Classiquenews.com...
4 juin
Classiquenews.com...
9 mai
Le blog d'Olivier...
29 févr.
Classiquenews.com...
12 janv.
Classiquenews.com...
12 janv.
Classiquenews.com...
26 déc.
Classiquenews.com...

Rolando Villazón
Anglais (US) Anglais (UK) Espagnol Allemand Italien




Villazón sur le net...



Rolando Villazón »

Grands artistes lyriques

Traviata Verdi Anna Netrebko Les Contes D Hoffmann Handel

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...